Le groupe compte élargir l’ouverture toute la journée le dimanche à d’autres hypermarchés, comme à Salon de Provence ou Fontaine-les-Dijon. 

Malgré la décision de justice, Casino ne compte pas céder. Alors que le Tribunal de grande instance d’Angers a interdit jeudi au groupe d’ouvrir son hypermarché à Angers le dimanche après-midi, et donc d’employer des animatrices pour accueillir les clients, Casino compte bien rester ouvert avec des caisses automatiques. Un plan qu’il compte bien élargir à d’autres magasins à travers le pays.

Le Géant Casino d’Angers a été le premier hypermarché à ouvrir en mode automatique, et ce dimanche sera le neuvième consécutif lors duquel le magasin accueillera des clients. Les habitudes sont prises : après un démarrage chaotique en raison de la contestation devant le magasin les deux premiers week-ends, la direction annonce une moyenne de 1.000 passages en caisse chaque dimanche après-midi.

En raison du jugement du Tribunal de grande instance, il n’y aura plus d’animatrices, jusqu’ici employées auprès d’une société prestataire, pour accueillir et informer les clients. Les adeptes des courses le dimanche après-midi devront donc se débrouiller seuls pour payer leurs achats, avec les caisses automatiques, et seuls subsisteront les vigiles.

Les syndicats hostiles à l’ouverture le dimanche

Aucune animatrice ne sera non plus présente dans les hypers Géant Casino de Gap et de Chaumont qui ont pris la suite de celui d’Angers le week-end dernier. Et le groupe annonce qu’il va accélérer son plan d’ici à la fin de l’année. Les prochains seront l’hyper de Salon de Provence, à partir du dernier dimanche d’octobre, et celui de Fontaine-lès-Dijon, à partir de la mi-novembre. Les syndicats annoncent quant à eux des préparatifs à Limoges et au Puy-en-Velay, ce que la direction de Casino ne confirme pas pour l’instant.

Le groupe, lui, revendique cette nouvelle forme de distribution sans personnel. C’est un service en « mode dégradé », reconnait-il, puisqu’il n’y a pas de conseil aux clients, qui n’a donc pas vocation à se substituer au mode normal avec des vendeurs et du personnel de caisse. Mais il peut se justifier à certains moments de la semaine, comme par exemple le dimanche après-midi. Reste que les syndicats, eux, y sont farouchement hostiles, voyant dans cette politique une course aux parts de marché qui, disent-ils, sera socialement ravageuse.