Le 9 octobre dernier, la fermeture de l’usine Michelin où travaillaient plus de 600 personnes a été annoncée. Sans surprise, cela a entraîné une grande réaction sociale.

La manifestation de plus de 300 personnes

En Vendée, La Roche-sur-Yon a vu manifester ce jeudi plus de 300 personnes pour dénoncer la fermeture de l’usine Michelin. Annoncée le 9 octobre, cette fermeture concerne une usine qui emploie 619 personnes selon les vérifications d’une journaliste de l’AFP. Plus de 300 personnes selon les chiffres de la police et un peu plus de 350 à 400 personnes selon la Confédération Générale des Travailleurs (CGT) étaient réunies pour ce rassemblement lancé par cette dernière. Plusieurs employés d’autres usines (en tant que représentants CGT) étaient venus apporter leur soutien à leurs collègues de La Roche-sur-Yon pour la grève.

Considérant que Michelin n’est pas une entreprise en extrême difficulté, ils souhaiteraient par exemple que les employés puissent profiter de deux ans de maintien salarial dans le but de se former pour pouvoir vite se remettre sur le marché de l’emploi. La fermeture de l’usine étant programmée pour 2020.

Des négociations en cours…?

À l’annonce de la programmation de la fermeture de l’usine pour l’année prochaine, les employés vendéens se sont mis d’accord pour entamer des négociations avec la direction. Une première réunion a déjà même eu lieu mardi à Clermont-Ferrand, au siège social du fabricant de pneus. Ils espèrent arriver à un plan de sauvetage dans les plus brefs délais.

Selon la direction, un total de 3,1 % des effectifs était en grève ce jeudi sur tous les sites Michelin. Les manifestants s’inquiètent de ce qu’il y a plus de 300 jeunes dans l’usine ce qui représente de façon imminente trois centaines de jeunes en quête d’emploi sur le marché de l’emploi vendéen. Il va falloir que tout ce monde retrouve du travail ; ce qui ne s’annonce pas du tout facile.