La presse nationale française est en profond désaccord avec le géant américain de l’internet. Elle compte dans les prochains jours déposer une plainte contre Google auprès de l’Autorité de la concurrence. Elle compte attirer l’attention du gouvernement français par la même occasion.

Le point d’achoppement

Google, l’incontournable moteur de recherche américain met en application de nouvelles conditions d’utilisation de ses services. Ces nouvelles conditions s’appliquent aux éditeurs d’informations en ligne en France et ne sont pas du goût de ces derniers. En effet, ces conditions réduisent considérablement les profits que ces éditeurs peuvent tirer de l’exploitation de leurs informations. Pire, les nouvelles conditions sont en déphasage avec le  »droit voisin ». Ce droit pensé dans le but de favoriser un partage équitable des profits générés par la production et la diffusion de l’information. L’annonce a été faite à la faveur d’une conférence de presse. Elle a été animée le jeudi par Jean-Michel Baylet, promoteur de la Dépêche du Midi, premier responsable de l’alliance de la presse d’information générale. Pour répondre à cette nouvelle décision, la presse française porte plainte contre Google auprès de l’Autorité de la concurrence.

L’Agence France Presse ne compte pas se laisser faire

Si rien n’est fait, Google aura carte blanche pour exploiter gratuitement et sans aucune redevance, des bouts d’informations édictées par les médias français. Les contenus des médias français qui s’opposeront à cette décision seront relégués au rang des derniers résultats de recherche. La conséquence immédiate sera une baisse au niveau du trafic. Faut-il le rappeler, le  »droit voisin »  est issu d’une directive de l’Union européenne votée début 2019. Ladite directive permettait aux médias éditeurs européens de se mettre d’accord sur la contrepartie à tirer de l’exploitation de leurs contenus par le moteur de recherche. L’AFP directement concernée par la décision ne compte pas laisser passer un tel affront. À l’instar de l’alliance de la presse, l’Agence France Presse envisage aussi déposer une plainte devant l’autorité.