Le 26 septembre 2019, plusieurs tonnes de produits chimiques ont pris feu dans l’usine Lubrizol de Rouen. Cet incendie a entrainé des conséquences immédiates : fermetures d’écoles, analyse des eaux environnantes et de l’air. Mais après un mois d’investigations ordonnées par le parquet de Rouen, l’incendie de l’usine Lubrizol suscite encore beaucoup d’interrogations.

Des causes toujours inconnues : on stagne !

Les causes de l’incendie n’ont pas été élucidées jusqu’à présent. Il est toujours difficile de localiser avec précision d’où l’incendie est survenu. Bien que le Parquet de Paris se soit saisi du dossier le 1er octobre dernier, on ne note aucune avancée sur les causes réelles de cet incendie sauf des failles de l’entreprise relevées.

Des failles dans le dispositif anti-incendie

De nombreuses normes sécuritaires comme les dispositifs anti-incendie n’auraient pas été respectées. Le pôle de santé du parquet de Paris s’était saisi du dossier et a relevé ces défaillances. Le procureur près de Paris n’a pas manqué de relever les résultats des enquêtes menées par la direction régionale de l’environnement.

Les missions d’enquête diligentées par le parlement confirment la même conclusion. Les dirigeants de Lubrizol n’auraient pas respecté ces mesures de sécurité et les dégâts enregistrés par l’incendie dans la société mitoyenne Normandie Logistique sont colossaux. Les deux entreprises se lancent la responsabilité de cet incendie.

Défaut de communication autour des causes réelles de l’incendie

Les populations de Rouen n’en peuvent plus du silence observé autour du dossier. Les différentes enquêtes effectuées ne révèlent rien sur la cause de cet incendie. Les autorités ne communiquent pas sur les résultats des enquêtes. Depuis l’incendie, la colère des Rouennais ne fait que monter contre cette entreprise Lubrizol. Les auditions à l’assemblée nationale n’ont rien révélé. Le grand patron de Lubrizol, Eric Schnur n’a cessé de marteler qu’il veut être un bon voisin à Rouen. Si rien n’est dit sur les causes, les populations peuvent au moins être rassurées du fait que leur santé n’est pas en danger.