Le Chili est depuis le 18 octobre en proie à une crise sociale caractérisée par des protestations et affrontements avec les forces de l’ordre. C’est donc dans l’optique d’y mettre fin que le président chilien Sebastian Piñera annonce plusieurs mesures sociales. Découvrez-en plus ici.

Aperçu général de la crise au Chili

Connu pour être l’un des pays les plus stables d’Amérique du Sud, le Chili traverse actuellement une énorme crise sociale. Déclenchée par une décision qui annonçait une hausse du prix des transports publics, elle a été considérée par les Chiliens comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

À cela s’ajoutent les inégalités sociales qui en frustrent plus d’un ainsi que l’action gouvernementale qui consistait dans un premier temps à réprimer les émeutes. Loin de calmer les manifestants, cette répression a plutôt envenimé la situation. C’est en raison de cela que M.Piñera décida de prendre plusieurs mesures pour mettre un terme aux protestations. Il était d’ailleurs temps lorsqu’on sait que le dernier bilan officiel est de 23 morts et plus d’un millier de blessés.

Les mesures sociales annoncées par M. Piñera

Alors que récemment il considérait encore le Chili comme étant « en guerre contre un ennemi puissant« , M. Piñera changea de ton à l’égard des protestataires. Il reconnut son manque de vision et demanda pardon à ses compatriotes. Il annonça ensuite de nombreuses mesures sociales qui ont pour objectif de mettre fin à la crise. C’est dans un discours contraire à celui qu’il avait tenu au départ que M. Piñera annonça l’augmentation de 20 % du minimum retraite et le gel des tarifs de l’électricité.

Ce discours qui marque un tournant radical fut appuyé par les propos du ministre de l’Intérieur, M. Andrès Chadwick. Il notifia que le président lors d’une réunion avait écouté avec attention les partis d’opposition de centre gauche qui y avaient participé. Il annonça aussi qu’il s’adresserait très prochainement au peuple chilien pour lui présenter son nouveau programme social.