Un courrier du Directeur de Cabinet de Monsieur Richard Ferrand, Président de l’Assemblée Nationale de la République française a été révélé par le Point et fait l’objet de polémiques depuis un certain temps.

Mieux qu’une simple polémique, ledit courrier, à travers lequel Monsieur Jean-Marie Girier invite à la constitution d’un pôle de gauche au sein de la majorité, a occasionné l’ouverture d’une enquête préliminaire par le Parquet National Financier (PNF), saisi par l’Association anticorruption Anticor, le 17 juillet.

Quel était concrètement le contenu de la fameuse lettre ?

Le tort de l’initiateur de ladite correspondance selon l’Association anticorruption Anticor est d’avoir utilisé un papier à en-tête de l’Assemblée nationale pour adresser une note à ‘’Monsieur le Président’’, ce qui ne respecte pas la déontologie.

En la matière, l’Association estime que l’objet visé était de nature politique. En conséquence, ladite note devait être laissée à l’initiative d’une tierce personne notamment un membre régulier d’un parti politique.

Jean-Marie Girier, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est donc accusé d’avoir détourné les moyens de l’Etat à des fins purement politiques.

Quel était concrètement le contenu de la fameuse lettre ?

Selon ce que révèle Le Point, la note de Jean-Marie Girier, datée du 21 juin à l’intention d’Emmanuel Macron consistait en l’élaboration d’une ‘’task-force’’ afin de rallier les maires socialistes dans le cadre des municipales de 2020.

Monsieur Olivier Faure, Chef du Parti Socialiste, s’est quant à lui insurgé contre cette attitude. Il fera remarquer plus tard, début juillet : « quelqu’un utilise son temps de travail à l’Assemblée nationale pour réfléchir à autre chose qu’au bon fonctionnement de l’Assemblée nationale ».

En réponse aux nombreuses accusations, les proches de Richard Ferrand ont fait remarquer qu’il était question : « d’une note politique par un conseiller politique à un homme politique, une note d’ambiance à son initiative ».

Des élus et anciens élus PS écologiques se réclamant aujourd’hui d’une culture de gouvernement plus proche du réformisme gouvernementale, souhaitaient aussi la constitution d’un pôle de gauche, indépendant de LREM.