Accusé d’agressions sexuelles, ce chef japonais basé en France a mis fin à ses jours !

Accablé par les rumeurs qui circulaient contre lui sur les réseaux sociaux, ce grand chef japonais à la tête de plusieurs restaurants parisiens, vient de se donner la mort… Explications.

Source : Le Parisien

Lorsque l’on parle de la dangerosité des réseaux sociaux, et des rumeurs qui se diffusent plus vites que les faits réels, on fait référence à ce genre d’histoires à la fin tragique. Taku Sekine, 39 ans, s’est suicidé suite aux nombreuses accusations qui ont circulé contre lui sur internet.

Une mort tragique annoncée sur Twitter

La famille de Taku Sekine a annoncé la nouvelle ce mardi 29 septembre dans un communiqué qui a été publié sur Twitter : leur fils de 39 ans s’est donné la mort. 

Les proches du grand chef japonais ont alors expliqué que Taku Sekine s’était fait happer par une grave et profonde dépression à la suite des accusations publiques qui avaient été portées contre lui. Pour sa famille, il s’agissait d’un “véritablement acharnement” que le jeune homme n’a pas pu supporter.

Alors qu’il avait été formé par l’un des grands noms de la cuisine gastronomique française, Alain Ducasse, son talent et son travail lui avaient permis de travailler avec les plus grands, comme la célèbre cheffe Helène Darroze, et dans les hauts lieux de la gastronomie, notamment dans le palace parisien Plaza Athénée.

Connu pour avoir ouvert 2 restaurants dans la capitale parisienne, le restaurant Dersou fin 2014 dans le quartier de la Bastille, puis le Cheval d’or, dans l’est parisien, il avait également remporté le prix de la « meilleure table 2016 », un prix décerné annuellement par le guide du Fooding.

Aucune plainte, pas d’enquête, mais un “véritable acharnement” contre Taku Sekine

La famille d’une jeune chef japonais a souhaité le préciser : leur fils n’a jamais été accusé officiellement, poursuivi “ni fait l’objet d’aucune plainte” légalement déposée. Cependant, il s’est rapidement retrouvé ensevelis sous des “ragots mensongers” qui l’ont plongés “en l’espace de deux mois dans une violente spirale de dépression”.

En plein milieu du mouvement #Balancetonchef, des accusations d’agressions sexuelles ont commencés à sortir à la lumière du jour. Plusieurs magazines, dont le renommé Vanity Fair, et le site d’infos sur le monde de la restauration Atabula, se sont également fait écho de ses rumeurs et de ses accusations.

Même si aucune plainte n’a été officiellement déposée et qu’aucune enquête n’avait été ouverte, le mal était déjà fait. Quelques semaines à peine après les premières rumeurs, le site Atabula publiait déjà son nom dans les gros titres :

“Suite aux plaintes d’agressions sexuelles et de viols en cours et à venir contre Taku Sekine, le chef aurait pris la poudre d’escampette au Japon”.

Une annonce qui avait bien évidement été démentie par le principal intéressé, sans succès.

Suite à l’annonce de la mort du chef, Atabula se défend !

Comme c’est souvent le cas dans presque toutes les affaires d’agressions sexuelles, cette histoire restera certainement sans réponses

Suite au communiqué annonçant la mort de Taku Sekine publié par sa famille, le rédacteur en chef d’Atabula Franck Pinay-Rabaroust, a souhaité réagir officiellement. Ce dernier faisant également partie des auteurs qui avaient réalisés l’enquête incriminant le jeune chef japonais.

Franck Pinay-Rabaroust a alors décidé de publier un long article, dans lequel il exprime sa position dans cette affaire. Et bien qu’il déplore la mort de Taky Sekine en évoquant “le choc du suicide”, il regrette également que cette histoire se termine ainsi, sans réponses réelles et “sans laisser la moindre place à la juste distance et à la réflexion”.

Mais pour Franck Pinay-Rabaroust, ce décès ne doit pas occulter les plaintes qui pèsent contre le chef. Il réaffirme alors dans son article que le nom de Taky Sekine est loin d’être apparu par hasard sur les page d’Atabula et que ce dernier aurait été accusé plusieurs fois et par différentes personnes, de violence en cuisine.

On ne sait pas encore si cette histoire sera un jour tiré au clair. Mais une chose est sure, Atabula n’a pas fini de faire du bruit. Ce mardi, c’était au tour d’un autre chef, Guy Martin, d’être mis en cause et accusé de viol par l’une de ses employées. Sur son compte Twitter, l’intéressé à bien évidemment tout nié en bloc.

On espère que cette histoire sera tirée au clair dans les règles, et que ce nouveau mouvement #balancetonchef permettra aux victimes d’agressions de réclamer sans que cela n’entraine encore ce genre de fins tragiques…

Nos pensées accompagnent évidemment sa compagne Sarah, et son fils de 3 ans.

 


Arielle Cardin

Arielle Cardin

Passionnée par l'écriture depuis mon plus jeune âge et maman de deux enfants, je partage aujourd'hui mon temps entre la rédaction de news people et ma vie de famille !