En 2025, les retraités vont devoir revoir leur plan épargne.

Retraite en 2025 : les cadres français risquent une chute violente de leur pouvoir d’achat

En 2025, tous les futurs retraités ne seront pas logés à la même enseigne, loin de là. En France, votre pension dépendra surtout de votre statut pro, avec de gros écarts entre cadres, non-cadres et fonctionnaires. Si vous pensiez profiter pépouze de vos vieux jours, il va peut-être falloir revoir votre plan épargne.

Cadres : une chute pas très douce au moment du départ

Oui, être cadre, ça fait classe sur LinkedIn. Mais côté retraite, ça pique un peu. Avec un taux de remplacement moyen d’environ 52,9 %, les cadres sont clairement les grands perdants. En gros, cela signifie qu’ils perçoivent à peine un peu plus de la moitié de leur dernier salaire une fois à la retraite.

Pourquoi ?

Parce que les régimes de retraite de base et complémentaire plafonnent leurs cotisations, donc impossible de toucher une pension à la hauteur des salaires perçus.

Et si vous n’avez pas anticipé, ça ne passe pas crème du tout. Heureusement, il existe des solutions (coucou le PER et l’assurance-vie) pour éviter de se retrouver à compter les centimes à la fin du mois. Pensez-y pendant qu’il est encore temps, surtout si vous comptez vous la couler douce sur un transat à Saint-Raphaël façon Célia de Koh Lanta, après avoir bossé toute une vie.

Non-cadres : plus de stabilité, mais pas sans conditions

Du côté des non-cadres, le taux de remplacement est bien plus cool : autour de 76,1 %. C’est pépite, non ? Leur salaire entre en général entièrement dans les calculs des pensions, donc la baisse à la retraite reste raisonnable. Mais attention, ce n’est pas le jackpot automatique non plus.

Une carrière hachée ou des temps partiels répétés peuvent salement grignoter votre pension. Donc même si les non-cadres ont une meilleure protection de base, il faut quand même rester vigilant et peut-être penser à quelques coups de pouce côté épargne pour compenser.

Les non-cadres seront plus stables avec le taux de remplacement actuel.

Fonctionnaires : des pensions en mode puzzle

Les fonctionnaires, eux, jouent une toute autre partition. Leur retraite est basée sur leur traitement indiciaire (le salaire brut hors primes), mais hang on, car toutes les primes ne sont pas prises en compte. Elles le sont uniquement en partie via un petit bonus appelé RAFP (Régime additionnel de la fonction publique). Pas très sexy comme nom, on vous l’accorde.

Selon que vous êtes de catégorie A, B ou C, votre pension pourra varier du simple au double.

Les catégories A (comme les profs ou les cadres sup publics) gagnent plus, mais voient une bonne partie de leur rémunération partir en fumée à la retraite vu que les primes pèsent lourd.

Catégorie C, en revanche, pension plus stable, mais salaire plus bas en activité. Bref, c’est pas tout blanc ou tout noir, c’est plutôt 50 nuances de budget.

Pourquoi il FAUT absolument anticiper

Spoiler alert : ce n’est pas juste le nombre de trimestres qui compte. Votre statut pro, votre niveau de salaire et la manière dont il est structuré font toute la différence à la retraite. Un cadre qui touche 5 000 € par mois aujourd’hui peut très bien se retrouver avec à peine 2 600 € demain. Ouch.

Donc, si vous n’avez encore rien prévu, c’est le moment de commencer à penser à votre future vie de retraité :

  • Se créer une épargne perso avec un PER ou une assurance-vie.
  • Racheter des trimestres s’il vous en manque.
  • Penser aux solutions Madelin si vous êtes indépendant.

Faire un petit point retraite avant 40 ans, ça fait pas rêver sur le papier, mais dans la vraie vie, ça évite bien des sueurs froides dans 20 ans. Et franchement, c’est toujours plus malin que de découvrir sur le tard que votre pension va fondre comme neige au soleil… Tout ça, c’est du sérieux, même si on préfère tous binge-watcher Secret Story.

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