Les tribunes du court Philippe-Chatrier ont sonné bien creux pour l’entrée en lice de la Française Varvara Gracheva à Roland-Garros. Une scène qui a fait bondir Henri Leconte, ex-finaliste du tournoi, furieux de voir autant de sièges vides… surtout en loges VIP. Un vrai coup de gueule contre un manque de respect pour le tennis féminin.
Le coup de rage d’Henri Leconte : “Où est le public ?!”
Lundi 27 mai 2025, pour le tout premier match du tournoi sur le court central, Varvara Gracheva faisait face à l’Américaine Sofia Kenin. Et si l’enjeu était important pour la joueuse française, l’ambiance n’y était clairement pas… Les gradins étaient clairsemés, les loges VIP désespérément vides. Un spectacle désolant, selon Henri Leconte, qui n’a pas mâché ses mots au micro de RTL. “Ils étaient tous en train de se sustenter”, a-t-il balancé avec une pointe d’ironie bien sentie.
Face à une scène quasi désertique alors qu’une Française était sur le terrain, l’ex-star du tennis tricolore a vu rouge. Il a déploré une profonde incohérence : on critique à tour de bras le tennis féminin pour son manque de résultats, mais quand une joueuse locale entre en piste, personne ne se donne la peine de venir la soutenir ? Ce double discours, Henri ne le digère pas. Et franchement, on peut le comprendre. Même dans Les Cinquante, les candidats soutiennent leur clan jusqu’au bout. Alors pourquoi pas les fans de tennis à Roland-Garros ?
Un vrai problème d’organisation selon lui
Au-delà de la déception personnelle, Henri Leconte pointe du doigt un dysfonctionnement bien plus large : l’agencement même des tribunes. Pour lui, il est temps de revoir le plan de salle. “Mettez les passionnés en bas”, a-t-il supplié. Et là, on ne peut que valider. Car dans des tournois comme Wimbledon ou l’US Open, selon ses dires, ce genre de situation ne se produit pas. Les matchs sont pleins, les tribunes vibrent d’enthousiasme, et les loges VIP ne font pas ombre au spectacle. C’est quand même plus stylé quand les sièges sont remplis, non ?
En gros, l’idée serait de donner la priorité aux vrais fans, ceux qui veulent être là pour les premiers échanges, les premiers sets, même s’il est 11h du matin. Et pas à ceux qui traînent au brunch pendant que la joueuse française tente de défendre ses chances. Une proposition qui a du sens, surtout si ça peut éviter le malaise des tribunes fantômes dès le jour 1.
Amélie Mauresmo elle aussi dans l’incompréhension

Petite piqûre de rappel : Amélie Mauresmo n’est pas juste une ancienne championne, c’est aussi la directrice de Roland-Garros. Et elle aussi tire la sonnette d’alarme. Dans une interview donnée à 20 Minutes, elle avouait déjà sa frustration face à ces tribunes désespérément dégarnies, malgré plusieurs tentatives pour ramener du public. Car oui, des initiatives ont été prises, mais elles ne semblent pas encore porter leurs fruits.
Comme Henri Leconte, elle espère sincèrement que les choses vont changer au fil de la quinzaine. Parce qu’avoir de grands matchs dans une ambiance digne d’une salle d’attente, franchement, ça le fait moyen. Et on imagine la déception de Varvara Gracheva, qui en plus d’avoir perdu son match contre Sofia Kenin, s’est prise une douche froide en découvrant des gradins à moitié vides pour son entrée sur le Chatrier.
Un Roland-Garros sans ambiance, c’est un peu comme une Star Academy sans prof de chant : ça perd tout son charme.
