Tour de France: qui sera le maillot vert cette année?

Tour de France 2025 : qui peut vraiment viser le maillot vert parmi les sprinteurs en forme ?

À moins de deux semaines du grand départ du Tour de France 2025 à Lille, la tension monte chez les sprinteurs. Avec sept étapes qui leur sont favorables, dont la mythique arrivée sur les Champs-Élysées, la lutte pour le maillot vert promet d’être intense, électrique même. Et spoiler : certains semblent au taquet, d’autres beaucoup moins.

Tim Merlier, l’incontournable du moment

Si vous cherchez un gars qui claque des victoires à la pelle, Tim Merlier est clairement votre homme. Le Belge de la Soudal Quick-Step rafle tout cette saison : dix victoires, dont quatre sur le World Tour. Rien que ça. Il vient même de s’imposer sur la dernière étape du Tour de Belgique, histoire de rappeler à tout le monde qu’il faudra compter sur lui dans les semaines à venir.

Même si son passé sur les Grands Tours est plutôt discret, son niveau actuel le place en solide favori pour les étapes de sprint et le maillot vert. Chez les fans de vélos qui scrollent les classements, son nom revient en boucle et à raison : niveau forme, ça passe crème.

Jasper Philipsen, en mode diesel cette saison

On l’a connu plus flamboyant. Jasper Philipsen, le roi des sprints du Tour ces deux dernières années avec neuf victoires d’étape, connaît un début de saison 2025 plus timide. Juste deux petites victoires pour le Belge d’Alpecin-Deceuninck, ce qui peut sembler un peu light pour ses standards habituels.

Mais attention, on ne tire pas de conclusions trop vite. Philipsen reste ultra efficace et en connaît un rayon quand il s’agit de se glisser dans les embouteillages de fin d’étape pour jaillir au bon moment. Il faudra clairement surveiller son duel potentiel avec Merlier, ça risque de clasher sévère dans les derniers hectomètres.

Jasper Philipsen fait partie des prétendants au maillot vert cette année.

Jonathan Milan, le rookie qui monte en flèche

Premier Tour de France pour Jonathan Milan, mais ne vous laissez pas avoir par son statut de petit nouveau. L’Italien de Lidl-Trek a déjà une saison 2024 XXL derrière lui, avec onze victoires dont le classement par points sur le Giro. Oui, monsieur a porté le maillot cyclamen avec fierté et puissance.

En 2025, il a continué à engranger des succès prestigieux, notamment au Critérium du Dauphiné, aux Émirats et sur Tirreno-Adriatico. Il arrive donc avec une grosse dynamique, et pourrait très bien faire une entrée fracassante sur la Grande Boucle. Clairement une pépite à surveiller de près dans le groupe des sprinteurs.

Biniam Girmay, en mode discret cette année

En 2024, c’était l’euphorie pour Biniam Girmay : trois étapes, un maillot vert, la totale. Mais cette année, c’est plus calme… voire trop calme. Malgré cinq belles deuxièmes places, le coureur d’Intermarché-Wanty n’a pas encore remis le pied sur la première marche du podium en 2025.

Il reste une valeur sûre dans les sprints bien placés, mais son manque de réussite pourrait jouer sur la confiance. Est-ce qu’il va renaître sur les routes du Tour ? Possible, mais il faudra lever le frein à main assez vite pour espérer autre chose qu’un top 10.

Kaden Groves, l’arme secrète d’Alpecin-Deceuninck

Il est peut-être dans l’ombre de Philipsen, mais Kaden Groves pourrait bien s’inviter à la fête cette année. Le sprinteur australien a déjà levé les bras sur la Vuelta et le Giro, donc question Grand Tour, il connaît la musique. Et surprise : ce sera son tout premier Tour de France.

S’il trouve sa place dans le train des Alpecin, ça peut faire mal. Non seulement il a la vitesse, mais en plus il pourrait brouiller les cartes chez ses adversaires. Parce que oui, une double menace dans la même équipe, c’est jamais bon pour les nerfs.

Van Aert, toujours une énigme sur le Tour

Wout Van Aert, on l’adore pour sa polyvalence exceptionnelle. Il peut grimper, rouler, sprinter, faire le café… mais sur le Tour, il n’a plus gagné depuis 2022. Cette saison, il a quand même pris une belle victoire sur le Giro histoire de montrer qu’il est toujours vivant, mais on sent que ce n’est pas encore le grand feu d’artifice.

Il reste un joker redoutable, surtout sur les étapes accidentées où les sprinteurs coincent. Mais pour les sprints massifs, ça passe ou ça casse. Et on ne sait toujours pas quel Wout on va retrouver cet été : le tueur des sprints ou le gars qui fait tout sauf sprinter.

Dylan Groenewegen, roi des petites courses

Dylan Groenewegen, c’est un peu comme ces artistes qui font des concerts complets à Mulhouse mais galèrent à remplir Bercy. Le sprinteur néerlandais a gagné cette saison… mais en Hongrie et en Slovénie. Pas de victoire en World Tour pour le moment, et ça s’en ressent.

Il avait brillé à Dijon en 2024, donc il connaît la recette. Mais pour retrouver le feu sacré sur un Tour aussi dense en sprinteurs affamés, il lui faudra clairement sortir le grand jeu. Sinon, direction le second rideau.

Phil Bauhaus, toujours à la chasse

Bauhaus, ce n’est pas juste une tendance déco à la mode. Le sprinteur allemand de Bahrain-Victorious, lui, en est à son sixième Grand Tour sans avoir encore levé les bras. Frustrant ? Oui. Mais il ne lâche rien et continue de signer des places d’honneur rassurantes.

Est-ce que cette édition 2025 sera la bonne ? Avec autant de coureurs rapides, ça semble tendu. Mais sur une étape un peu spéciale ou avec un placement parfait… qui sait ?

Pascal Ackermann, de retour du fond du trou

Deux ans sans victoire, c’est long. Mais Pascal Ackermann s’est enfin relancé en gagnant la Classique Dunkerque, et rien que pour ça, mérite un petit round d’applaudissements. Il arrive sur le Tour sans pression, mais avec l’envie de surprendre.

Est-ce que ce petit regain va suffire pour secouer les gros bras du sprint ? Ce n’est pas évident, mais dans un sprint bien bordélique, ce genre de revenant peut faire la diff.

Jordi Meeus, le possible invité surprise

Son nom n’était pas en haut de la liste des titulaires, et pourtant Jordi Meeus a réveillé tout le monde avec ses deux victoires récentes, dont une sur le Copenhague Sprint. Une forme qui tombe à pic et qui pourrait lui valoir une sélection de dernière minute.

Avec la condition qu’il affiche, il pourrait très bien venir jouer les trouble-fête et bousculer l’ordre établi. Un peu comme dans Secret Story quand le faux cousin débarque et fout la pagaille.

Fernando Gaviria, le fantôme du peloton

Il fut une star, un gagnant d’étapes, un maillot jaune même. Mais Fernando Gaviria traverse une période bien sombre. Pas une victoire depuis un an et demi, zéro podium en 2025… c’est rude.

Difficile de croire en un miracle sur ce Tour 2025, même pour les plus romantiques. Mais qui sait ? Après tout, chaque jour est une chance de réécrire son histoire… même si elle commence à sérieusement ressembler à un épisode moyen des Marseillais.

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