La marque Naf Naf va t-elle disparaître?

Naf Naf en péril : quelles solutions pour sauver la marque et ses 600 salariés ?

Coup dur pour l’une de nos marques chouchoutes du shopping : Naf Naf fait face à une nouvelle tempête. Plongée une seconde fois en redressement judiciaire, la griffe française emblématique des années 2000 joue sa survie dans les semaines à venir. À la clé : des centaines de jobs sur la sellette et deux repreneurs potentiels.

Naf Naf en redressement : retour dans la zone rouge

Eh oui, pour celles et ceux qui se souviennent de leur veste fleurie ou de leur première robe de soirée signée Naf Naf, c’est le cœur un peu serré qu’on apprend la nouvelle. Le 30 mai dernier, la marque a été placée en redressement judiciaire pour la deuxième fois, après une première alerte en 2020 suite au COVID. Et cette fois, le contexte est encore plus tendu.

En 2022, Naf Naf pesait encore lourd : 141 millions d’euros de chiffre d’affaires, 112 magasins en propre et 60 boutiques partenaires, avec quelque 600 salariés. Mais ces jolies stats se sont effondrées dernièrement, signe que la marque a perdu du terrain dans notre dressing, concurrencée par des enseignes qui cartonnent (coucou Zara et Shein) et un marché de la mode qui tourne plus vite que jamais.

Naf Naf, dans la zone rouge.

Deux repreneurs, deux visions

Le sort de Naf Naf pourrait se décider le 31 juillet prochain, date à laquelle le tribunal doit trancher. Deux candidats se sont positionnés pour reprendre (en partie) l’activité de la marque… mais vous allez voir, ce n’est pas vraiment la finale rêvée d’une saison de Secret Story.

Amoniss, la maison mère de Pimkie (qui elle aussi respire difficilement), souhaite reprendre 30 boutiques Naf Naf et sauver 146 emplois. L’objectif serait de relancer la marque tout en préservant son ADN. Problème ? Cette boîte galère déjà pour remettre Pimkie sur pied, donc ça sent un peu le risque à plein nez.

De son côté, le groupe Beaumanoir – déjà à la tête de Caroll, Cache Cache et Bonobo – a soumis une offre pour seulement 12 magasins. Moins ambitieux sur le papier, ce plan permettrait de sauver une cinquantaine d’employés. Un peu timide, mais peut-être plus réaliste à long terme ?

Des syndicalistes inquiets et une marque au bord du précipice

Du côté de la CFDT, on n’a pas sorti le champagne. Le syndicat estime que peu importe l’offre retenue, une sacrée “casse sociale” est à prévoir. Traduction : des licenciements en masse et des boutiques fermées.

Ils pointent surtout le projet Amoniss, qu’ils jugent risqué pour plein de raisons. En gros, ils redoutent que la boîte veuille faire trop avec trop peu : relancer deux marques en péril en parallèle, c’est la porte ouverte aux galères opérationnelles, aux soucis financiers et à une instabilité sociale qui pourrait faire encore plus de dégâts.

En plus, petit flashback : Amoniss avait déjà tenté de gratter des magasins Jennyfer pendant leur liquidation… sans succès. Autant dire que la confiance n’est pas au max.

Ce qu’on retiendra :

  • La décision tombe le 31 juillet
  • Deux offres très différentes : Amoniss (plus d’emplois mais plus de risques), Beaumanoir (plus prudent)
  • Six cents employés attendent de connaître leur sort
  • Une marque culte des années 2000 est en danger sérieusement flippant

Alors, est-ce que Naf Naf va renaître de ses cendres comme un candidat redouté de Koh Lanta ou tirer sa révérence comme une émission arrêtée faute d’audience ? Réponse dans quelques semaines.

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