AD Laurent vient d'être banni de TikTok.

AD Laurent banni de TikTok : la ministre Aurore Bergé dénonce des contenus « toxiques et violents »

AD Laurent, ex-candidat de télé-réalité aux multiples casquettes, vient de prendre une grosse claque sur TikTok : son compte a été supprimé suite à une intervention directe de la ministre Aurore Bergé. Derrière cette décision très commentée, un débat brûlant sur les limites de la liberté d’expression en ligne se rallume. Spoiler : c’est loin d’être fini.

La ministre tape du poing sur la table

Mercredi 15 mai, Aurore Bergé a sorti les crocs. Pas contre n’importe qui : AD Laurent, connu pour sa reconversion sulfureuse dans le porno et ses vidéos aux millions de vues sur TikTok. Selon la ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes, ses contenus auraient franchi une ligne rouge… voire plusieurs. À ses yeux, les publications du jeune homme laissant penser à une vision toxique de la sexualité n’avaient plus leur place sur une appli utilisée par une foule de jeunes, très jeunes parfois.

Ni une ni deux, Bergé a carrément écrit au boss de TikTok France histoire de faire remonter l’affaire façon express. Résultat ? Moins de 24 heures plus tard, le compte d’AD Laurent est désactivé. Plus de lives explicites, plus de punchlines douteuses, plus de vidéos virilistes qui clashent sévère. Un coup d’éclat politique assumé, et apparemment efficace.

Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les Discriminations, a estimé que l'influenceur a dépassé les bornes.

AD Laurent contre-attaque en story

Sans surprise, l’ex-candidat de La Villa des Cœurs Brisés (oui oui, il n’en est pas à son premier rebond) n’a pas gardé sa langue dans sa poche. Direct sur Instagram, il balance sa version : pour lui, c’est diffamation sur diffamation. AD insiste qu’il bosse avec des femmes majeures, volontaires et payées, et qu’il ne fait que promouvoir le respect et la liberté sexuelle. Bref, selon lui, on lui fait un mauvais procès. Et ça, il ne l’avale pas.

Cerise sur le gâteau, il a publié une capture d’écran avec un petit message bien piquant : « En – de 24h, vive la France », suivi d’un emoji moqueur bien senti. Ambiance tendue sur les réseaux, avec des abonnés qui le soutiennent et d’autres qui applaudissent la décision de TikTok. Classique.

Les réseaux sociaux, bientôt sous surveillance ?

Plus que le sort perso d’AD Laurent, cette affaire ouvre surtout un nouveau chapitre : celui d’une régulation beaucoup plus musclée des réseaux sociaux. Aurore Bergé a été claire : TikTok, Insta et compagnie, ce ne sont pas des zones de non-droit. L’État veut reprendre la main, notamment pour lutter contre des modèles masculins ultra-dominants, déjà bien ancrés dans certaines communautés.

Et dans la foulée, plusieurs internautes et féministes ont relancé le débat autour des influenceurs catalogués comme virilistes, à la sauce Andrew Tate. Une vibe qui séduit pas mal de jeunes hommes, mais qui inquiète aussi pas mal d’associations concernant l’impact sur les relations, le consentement ou l’image des femmes en ligne.

Vers une chasse aux bad boys des réseaux ?

Alors, est-ce que le bannissement d’AD Laurent marque le début d’un vrai tri dans les contenus ? Pour certains, c’est un nécessaire coup de balai. Pour d’autres, c’est le début d’une censure qui risque d’aller trop loin. Une chose est sûre : à l’ère des « influenceurs lifestyle » version OnlyFans ou podcast viril façon Les mecs sûrs, les lignes sont plus floues que jamais.

Reste à savoir si les règles du jeu vont changer pour tout le monde ou si certains profiteront encore de leur aura pour contourner les sanctions. On garde un œil dessus, parce qu’on sent que ce feuilleton n’en est qu’à sa première saison. Et vu le casting, ça promet de clasher encore.

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