Rohff fait partie des personnalités ayant rendu hommage à Werenoi après son décès.

Rohff s’exprime sur la mort bouleversante de Werenoi : « La musique n’est rien face à la mort »

Le monde du rap français est en deuil depuis l’annonce du décès de Werenoi, disparu à seulement 31 ans. Figure montante du rap, il laisse derrière lui une œuvre marquante, des fans sous le choc et des hommages bouleversants d’artistes de tous horizons. Retour sur une disparition qui a secoué la scène musicale.

Un artiste salué par tout le game

Depuis l’annonce de sa mort, Werenoi a reçu un torrent d’hommages venus de ses pairs. SCH, Médine, Pascal Obispo ou encore Rohff ont tous salué la mémoire d’un artiste sincère et talentueux. Sur les réseaux sociaux, les messages pleuvent, avec souvent les mots justes pour résumer l’émotion.

Rohff, notamment, a partagé un texte intense et philosophique, soulignant l’injustice de la mort et l’impotence de la musique face à elle. “La musique ne peut rien contre la mort, alors veillez à votre santé”, a-t-il écrit, visiblement très touché. Un message qui résonne fort auprès des fans, dans un moment où tout le monde cherche du sens.

Pascal Obispo a, de son côté, dévoilé quelques confidences personnelles. Lui et Werenoi échangeaient régulièrement, et plusieurs projets musicaux étaient dans les tuyaux. Il décrit Werenoi comme un gars “authentique avec beaucoup de cœur”, et regrette de ne pas avoir pu finir ce qu’ils avaient commencé.

Le message sobre et poignant d’Aya Nakamura

Aya Nakamura, qui avait partagé le micro avec Werenoi sur le titre Chaleur, a aussi pris la parole. L’artiste a publié une simple story sur Instagram : “Repose en paix mon gars, une nouvelle qui m’attriste et courage aux proches surtout”. Une phrase douce, sans fioritures, mais qui dit tout.

Leur collaboration avait marqué un tournant important dans la carrière de Werenoi, qui cherchait à sortir du cadre strict du rap street pour toucher un public plus large. Chaleur, c’était un mélange des genres, un pari risqué mais réussi. Un peu comme l’alliance entre Wejdene et les Marseillais : inattendue, mais totalement pépite.

Aya Nakamura a publié un message émouvant sur son compte Instagram.

Funérailles discrètes et prière collective

Les obsèques de Werenoi ont eu lieu le 20 mai à la mosquée de Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Environ 800 personnes ont fait le déplacement, dans une ambiance très sobre. Aucun média, aucune caméra, juste la famille, les amis, et les fans les plus discrets.

Le rappeur N.O.S, membre du duo mythique PNL, a lancé un appel au recueillement : “Priez pour lui, envoyez de la lumière là où il est.” Le message a été partagé massivement par la communauté. On sent qu’au-delà des mots, tout le monde a besoin de faire une pause et de dire au revoir.

Un débat qui divise les fans après sa mort

Malheureusement, même dans ce moment de deuil, une polémique est venue brouiller l’émotion générale. Certaines voix musulmanes ont demandé à ce que les morceaux de Werenoi ne soient plus écoutés, craignant que cela ne lui soit préjudiciable dans l’au-delà.

Un argument religieux qui a trouvé un écho chez certains, mais qui a aussi indigné de nombreux supporters. Pour beaucoup, continuer d’écouter ses sons, c’est justement lui rendre hommage. Car ses textes survivent, sa voix aussi, et ils résonnent d’autant plus fort maintenant qu’il n’est plus là.

  • D’un côté : certains appellent à ne plus streamer sa musique, par respect spirituel
  • De l’autre : les fans veulent le faire vivre encore à travers ses paroles et ses prods

Un débat sensible, presque tabou, qui en dit long sur le rapport entre l’art, la foi et la mémoire.

Werenoi laisse une empreinte forte dans un rap français en perpétuelle évolution. Un artiste sincère et ambitieux, qui a toujours cherché à aller plus loin, en témoigne sa dernière collab avec Aya Nakamura. Sa disparition est brutale, mais son influence continue de grandir.

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