Charlotte Gainsbourg a posté des messages axé sur la sexualité et les relations amoureuses des jeunes.

Relations sans émotion : comment Charlotte Gainsbourg alerte sur Tinder et la génération MeToo

Charlotte Gainsbourg ne fait jamais les choses à moitié, et sa dernière confidence sur la sexualité et les relations amoureuses en a surpris plus d’un. À 53 ans, l’actrice s’exprime sans filtre sur son rôle dans le film La vie pour de vrai, tout en partageant sa vision personnelle et piquante des applis de rencontre, des hommes, et même du couple façon 2024.

Un personnage qui assume à fond ses désirs et sa solitude

Invitée à parler de son personnage Roxane dans La vie pour de vrai, réalisé par Dany Boon, Charlotte Gainsbourg a lâché un petit aveu qui a électrisé les téléspectateurs. Son rôle ? Celui d’une femme de plus de cinquante ans, solitaire, qui ne se gêne pas pour profiter à fond des applis de rencontre. Elle assume : « Elle a un appétit sexuel un peu démesuré, qui est original et drôle, mais qui sous-tend une énorme solitude. »

Pas de faux semblants dans son analyse : Roxane est une femme de son temps, qui cherche des connexions un peu partout, même si tout cela cache en réalité un grand vide émotionnel. Entre envie de vibrer et réelle détresse affective, on est pile dans ce que la génération Tinder peut vivre au quotidien.

Si ça vous rappelle un certain personnage des Marseillais toujours en train de zapper de crush en crush (coucou Greg), vous n’êtes clairement pas seuls !

Une vision nostalgique de l’amour à l’ancienne

Face à ce portrait de femme seule ultra connectée mais un peu paumée, Charlotte Gainsbourg ne peut s’empêcher de faire une comparaison avec sa propre vie. En couple depuis des années avec le réalisateur Yvan Attal, elle confie avec tendresse : « Moi, j’ai échappé à ça. » Elle explique avoir eu de la chance de rencontrer son compagnon un soir de dîner, loin du swipe gauche swipe droite. C’était l’époque bénie où on découvrait l’autre en vrai, sans photo filtrée ni profil retouché à la perfection.

Pour elle, cette façon simple de tomber amoureux avait un charme fou : « Il y a eu une vraie découverte de l’autre. » Et même si tout n’était pas parfait, c’était plus doux, plus réel. Spoiler alert : pour elle, les applis ne font que retarder l’évidence. « Les gens finiront par se rendre compte que ça ne tient pas la route« , lâche-t-elle, un peu désabusée. Bref, Tinder, pour le long terme, c’est pas encore ça.

Charlotte Gainsbourg prend exemple sur son cas, expliquant que son compagnon et elle sont tombés amoureux à l'ancienne, pas par l'intermédiaire des smartphones.

Une inquiétude générationnelle façon MeToo

Toujours très impliquée quand il s’agit de parler de ses enfants, Charlotte aborde aussi les conséquences du mouvement MeToo sur la sexualité et la séduction chez les jeunes. Glissant dans la conversation une phrase qui claque : « Quand je pense à mes enfants, avec tous les trucs de MeToo, je me dis qu’ils ne vont pas pouvoir draguer, en fait ! », elle met le doigt sur un vrai malaise générationnel.

Mais la comédienne n’est pas du genre à dramatiser pour rien. Elle nuance aussitôt en expliquant avoir observé que, malgré l’absence de vrais préliminaires aujourd’hui (c’est du direct, quoi), ses enfants semblent quand même construire des relations sincères.

« Il y a une partie d’amusement, mais quand ça devient sérieux, ça change« , explique-t-elle. Elle garde confiance, même si elle se demande si ses enfants ne cachent pas certaines choses à leurs parents. Qui n’a jamais esquivé un dîner gênant avec papa maman pour ne pas avoir à briefer sur son +1 ?

Dans un monde où tout va vite, où on zappe plus vite qu’on ne s’attache, Charlotte Gainsbourg offre une parenthèse sensée et sans tabou. Finalement, amour old school ou modern love, le secret c’est peut-être juste d’assumer ce qu’on veut vraiment… même quand c’est un « appétit sexuel un peu démesuré » !

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