À quelques jours de son concert gratuit à Gardanne, Amir se retrouve en pleine tempête. L’ancien candidat de The Voice est au centre d’une vive controverse liée à son passé militaire en Israël. Plusieurs syndicats et élus locaux s’interrogent sur la pertinence de sa programmation dans le contexte actuel du conflit israélo-palestinien.
Une festivité qui ne passe pas crème pour tout le monde
Le concert du 26 juillet, prévu dans le cadre du festival Gardan’Party, aurait dû être une soirée chill et musicale. Mais le choix d’Amir en tête d’affiche n’enchante pas tout le monde. Le syndicat CGT des agents municipaux de Gardanne a exprimé ses réserves, en mettant en avant le passé militaire du chanteur. En effet, Amir a effectué son service dans l’armée israélienne, Tsahal, actuellement engagée dans une offensive meurtrière à Gaza.

Pour lui, même s’il s’agit avant tout d’un artiste, le contexte international pousse à reconsidérer certains choix culturels à l’échelle locale. Et visiblement, il n’est pas le seul à tiquer.
Quand les élus de l’opposition boycottent carrément le show
Le Collectif citoyen Gardanne Biver, groupe d’élus d’opposition, est encore plus cash. Pour eux, c’est niet catégorique : ils appellent au boycott du concert et dénoncent une « provocation ». Dans leur viseur : les prises de parole passées d’Amir et son soutien supposé à l’extrême droite israélienne.
D’après eux, non seulement le chanteur ne condamne pas la colonisation en Cisjordanie, mais il justifie aussi le conflit en cours. Pour ces élus, sa venue est insupportable, notamment pour les habitants touchés par les violences au Proche-Orient.
La mairie monte au créneau (et ça clashe sévère)
Du côté de la municipalité, on ne cache pas sa consternation face à la tournure politique que prend l’affaire. Arnaud Mazille, adjoint à la culture, se dit choqué que le festival Gardan’Party soit instrumentalisé pour autre chose que du partage artistique.
Selon lui, le seul critère de programmation est le talent, point barre. Et dans ce domaine, Amir coche toutes les cases. Il rappelle aussi que le chanteur n’a jamais appelé à la violence et a au contraire publié plusieurs messages appelant à la paix, ce que certains critiques semblent zapper un peu trop vite.
Un concert sous tension… mais toujours au programme
Pour l’instant, pas de changement dans le programme. Amir est toujours annoncé sur scène le 26 juillet, et le concert est maintenu. Mais vu la tension qui enfle, difficile de dire si tout se passera aussi smooth que prévu.
Et même si Amir ne s’est pas encore exprimé publiquement sur la polémique, nul doute que ses moindres mots seront scrutés à la loupe. Autant vous dire que ce concert, initialement pensé comme un moment feel good, pourrait bien se transformer en événement ultra scruté. Comme quoi, même la musique peut vite devenir politique…
