Vianney n'est pas d'accord avec certains points de vue de Thierry Ardisson.

Vianney juge « glauque » l’émission IA de Thierry Ardisson

Vianney n’a pas mâché ses mots. Invité sur Chante France, le chanteur de 32 ans a donné son avis, très tranché, sur un concept phare de Thierry Ardisson : faire revivre des célébrités décédées grâce à l’intelligence artificielle. Un projet qu’il juge à la fois « horrible » et « glauque », malgré tout le respect qu’il porte à l’animateur récemment disparu.

Vianney pas fan d’Hôtel du Temps, et il le fait savoir

On le savait franc, mais là, Vianney a mis les pieds dans le plat. Lors de son passage sur Chante France, l’interprète de « Beau-papa » a réagi à la mort de Thierry Ardisson, personnalité emblématique de la télé connue pour ses interviews décapantes et son goût du buzz. Mais au lieu d’un hommage lisse, l’artiste a utilisé cette occasion pour dire tout le mal qu’il pensait d’un des derniers projets phares d’Ardisson : Hôtel du Temps.

Cette émission, lancée sur France 3, utilisait l’IA pour « ressusciter » des figures disparues, en recréant leur voix, leur visage, et même leurs gestes, afin de mener une interview posthume. Un concept qui avait divisé dès le départ. De son côté, Vianney ne cache pas son malaise : « Je trouve ça horrible. Ressusciter un mort par une intelligence artificielle, c’est glauque ». Voilà qui est dit.

Hôtel du temps: Vianney n'est pas fan du concept.

Entre fascination et rejet total

Ce qui est intéressant, c’est que Vianney ne condamne pas tout en bloc. Il reconnaît que l’idée peut sembler fascinante… sur le papier. Mais dans la réalité, ça ne passe pas. « J’ai du respect pour sa carrière, mais cette idée-là me dérange vraiment », confie-t-il. Pour lui, jouer avec l’image et la personne d’un artiste disparu pousse à une forme de voyeurisme, comme s’il s’agissait de créer un spectacle à partir de la mort. Et clairement, ça clashe sévère avec ses valeurs.

Il évoque aussi une question de morale, pas juste de gêne personnelle : ramener quelqu’un à la vie grâce à des algorithmes, même dans un but artistique, remet en question notre rapport à la mémoire, à la dignité et au deuil.

Le malaise autour de l’IA et des morts célèbres

Cette sortie n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans un débat de plus en plus répandu dans les médias et chez les fans de culture pop : où mettre la limite entre hommage et exploitation ? Utiliser une technologie ultra pointue pour animer une star disparue peut sembler novateur, mais pour certains, c’est un peu comme ouvrir une tombe numérique sous couvert de nostalgie.

Et Vianney n’est pas le seul à le penser. D’autres voix publiques s’interrogent aussi face à l’émergence de l’IA dans les créations artistiques, surtout quand cela touche aux figures emblématiques qui ne peuvent plus donner leur avis.

Une dernière pique tendre

Même s’il critique ce choix artistique, Vianney n’oublie pas de souligner le talent et l’impact d’Ardisson. Il le qualifie de personnalité marquante, pionnière dans son genre, et reconnaît que ce projet, aussi clivant soit-il, reflète sa volonté de toujours innover. Mais pour lui, il y a des choses qu’on ne devrait peut-être pas digitaliser, même si la technologie, elle, passe crème partout ailleurs.

Et à ceux qui se demandent ce que penserait Ardisson de cette critique posthume… difficile à dire. Mais connaissant son goût pour la polémique, il aurait sûrement adoré.

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