C’est une page qui se tourne pour les fans de chansons vintage. Cookie Dingler, l’inoubliable interprète de “Femme libérée”, a décidé de tirer sa révérence. Après avoir survécu à deux AVC et en raison de soucis de santé, il annonce officiellement sa retraite après des décennies de carrière marquée par un seul et immense tube.
Un dernier au revoir à la scène
C’est dans les colonnes d’Ici Paris que l’artiste de 77 ans a annoncé la nouvelle. “J’ai eu deux AVC. Il m’en reste quelques séquelles, dont une neuropathie. J’ai donc un peu de mal à marcher et je suis parfois confus”, confie Cookie, de son vrai nom Christian Dingler. Sincère et posé, il explique que ces soucis de santé le forcent à renoncer à la scène, notamment au grand concert Stars 80 prévu à Belle-Île-en-Mer en août 2025.
Ce concert aurait marqué les 20 ans de la tournée culte réunissant les idoles des années 80. Mais pour Cookie, “c’est le moment de prendre ma retraite.” Une décision qui touche ses fans mais semble pleine de sagesse.
“Femme libérée” : un tube qui a tout changé
Avant de devenir un hymne chanté (et dansé) à toutes les soirées karaoké, “Femme libérée” a vu le jour un peu par hasard. Cookie revient sur cette époque avec émotion : il jouait dans un petit groupe local à Strasbourg quand une amie prof d’allemand lui glisse des paroles. Ni une ni deux, il compose le morceau et le chante dans un club. Ambiance un peu sauce Secret Story : tout se passe à l’impro, mais le destin va faire le reste.
Un producteur parisien le repère après quelques passages à la télé régionale… et boum. Le titre explose en 1984 et devient LE tube de l’année. Même si aucun autre morceau n’a égalé ce succès, “Femme libérée” lui ouvre les portes de la célébrité.

Un titre intemporel devenu culte
Cookie Dingler le dit avec un sourire dans la voix : il est fier de sa chanson. “C’est inscrit au patrimoine de la chanson française”, glisse-t-il, convaincu que le morceau a traversé les générations. Et franchement, qui ne connaît pas au moins le refrain ? Il la considère comme “intemporelle, très populaire, devenue incontournable”.
C’est un peu le “Dragostea Din Tei” de sa génération mais en français et sans effet autotune. Même dans Stars 80, des décennies plus tard, “Femme libérée” faisait toujours vibrer les foules.
Une nouvelle vie, loin des projecteurs
Aujourd’hui, l’artiste passe symboliquement le flambeau et se consacre à une vie moins rythmée. Il est devenu le papa du comédien Tom Dingler, plutôt actif côté scène, lui. Une autre forme de showbiz coule donc dans les gènes.
Cookie Dingler quitte le devant de la scène avec humilité et gratitude. Même si on ne l’entendra plus chanter en live, son titre continuera de résonner dans les boîtes, les mariages et les playlists nostalgiques, un peu comme quand on revoit Amélie Neten débarquer dans les Anges : ça fait toujours plaisir.
