Charlotte Gainsbourg est à fleur de peau cette année. Alors qu’elle fait ses premiers pas dans une série télé, elle s’est livrée à cœur ouvert sur sa relation unique avec sa mère Jane Birkin, récemment disparue. Séquence confession pleine de tendresse et de nostalgie pour l’actrice au charme discret.
Un rôle comme une respiration après la perte
Charlotte Gainsbourg a tenté une nouvelle aventure en rejoignant le casting de la série Étoile sur Amazon Prime. Elle y campe une directrice de ballet survoltée dans une comédie aussi physique que rythmée. Un rôle qui est tombé pile à un moment charnière de sa vie personnelle : « Quand a commencé la série, ma mère venait de mourir, il me fallait une échappatoire. »
Et on le sent, cette expérience a été salvatrice pour elle. Elle raconte avoir ressenti une vraie libération dans ce registre inattendu : « Une comédie où on est obligé de mettre sa peine de côté, c’est devenu nécessaire. Comme une respiration possible. » Cette parenthèse en mode feel-good lui a permis de panser certaines blessures, le cœur léger entre deux répliques percutantes et un cours de danse.
Ceux qui ont maté Étoile savent que Charlotte crève l’écran. Entre deux entrechats, elle impose un ton nouveau, bien loin des drames profonds auxquels elle nous avait habitués. Comme une nouvelle Charlotte, qui s’éclate et nous surprend. Un peu comme quand Jean-Pascal a réapparu cette saison dans Star Academy… ouais, ça fait quelque chose !

Une fin de série… prématurée
Mais voilà, la jolie aventure d’Étoile ne connaîtra pas de suite. La série s’arrête après une seule saison, et ça, Charlotte a du mal à l’encaisser : « J’ai adoré faire la série Étoile. Les autres acteurs et moi y avons consacré beaucoup de temps, croyant que ça allait reprendre pour une deuxième saison. » La douche froide, quoi.
Ce qui l’embête encore plus ? Dire au revoir à un personnage qu’elle adorait interpréter : « J’aimais le côté aventure sur du long terme. Tout cela me rendait très joyeuse. » La déception est réelle, mais on sent aussi que ce projet aura compté pour elle, probablement plus qu’on ne l’imagine. Une parenthèse artistique, certes courte, mais marquante.
Un lien mère-fille aussi artistique que complice
Dans une interview accordée à Marie Claire, Charlotte a évoqué avec émotion ses souvenirs avec sa maman iconique, Jane Birkin. Et si Jane a connu mille vies, c’est dans la comédie que Charlotte a préféré la voir. Oui, loin des photos sulfureuses en noir et blanc, elle garde d’elle l’image d’une femme rayonnante et drôle : « J’avais tendance à la trouver au summum de son charme et de sa drôlerie dans des films comiques. »
Elle cite notamment les pépites des années 70 comme La moutarde me monte au nez ou encore La Course à l’échalote. Des classiques qu’elle a regardés en boucle, ancrés dans sa mémoire affective : « Ce sont des films que j’ai vus quand j’étais jeune, avec lesquels j’ai grandi. » Le secret ? Ces films, c’était aussi une époque heureuse où sa mère respirait le bonheur, et ça, Charlotte l’a senti, petite.
On sent une admiration infinie, un lien quasiment fusionnel entre mère et fille. D’ailleurs, Jane ne tarissait pas d’éloges sur le sens de la comédie de sa fille, surtout après l’avoir vue dans Prête-moi ta main. Un joli clin d’œil à une émotion partagée, un peu comme quand on regarde ensemble Les Marseillais en famille et que tout le monde finit par craquer pour Paga.
Charlotte, elle, continue de faire vivre la mémoire de sa maman à sa façon, à travers l’art, le cinéma et surtout l’humour. Parce qu’au fond, rire ensemble, ça reste la meilleure des madeleines.
