Entre Emmanuel Macron et Patrick Sébastien, les textos ont longtemps fusé. Mais aujourd’hui, l’ancien animateur a décidé de couper les ponts avec le président. Un virage assez cash, motivé par une série de désillusions et un sentiment de ras-le-bol que beaucoup peuvent comprendre. Et pour ne rien arranger, certains n’hésitent plus à comparer Macron… à Patrick Sébastien lui-même !
De “Mozart des finances” à “Patrick Sébastien de la finance”
C’est sur le plateau de CNews que Vincent Roy, journaliste commentateur bien piquant, s’est laissé aller à une petite punchline qui fait du bruit. Il a lancé, tout sourire : “Macron, c’est plus vraiment le Mozart des finances, c’est devenu le Patrick Sébastien de la finance.” Ambiance. Une manière détournée de dire que l’aura technocrate du président a fondu comme neige au soleil, remplacée par une image plus populaire, moins sérieuse voire franchement showbiz.
Même s’il a toujours aimé être clivant, Emmanuel Macron n’avait peut-être pas prévu d’atterrir dans la catégorie “on fait tourner les serviettes” de la politique. Et pourtant, la blague ne tombe pas totalement à côté : dans son style, son côté grande gueule assumée, sa proximité avec le peuple (en tout cas dans le discours), l’ombre de Patrick Sébastien n’est peut-être pas si loin.
En privé, la relation Macron-Sébastien a d’ailleurs existé. Mais visiblement, elle a viré au flop comme une saison ratée de Secret Story.
Un contact direct, mais sans cour
Avant de prendre ses distances, Patrick Sébastien entretenait une relation cordiale avec Emmanuel Macron. Pas des BFF, mais suffisamment proches pour s’échanger quelques textos de temps en temps. L’humoriste précise d’ailleurs qu’il n’a “jamais fait partie de la cour présidentielle”, histoire de bien marquer ses distances. Pourtant, il admet avoir déjà utilisé ce petit canal direct pour faire remonter la voix des gens “d’en bas” comme il dit, notamment celle des artistes souvent oubliés dans les grandes décisions.
Sébastien croyait alors pouvoir peser un peu, intervenir à sa manière, comme il l’a toujours fait dans ses spectacles et prises de parole. Il avait l’espoir que son numéro dans le répertoire du président serve à autre chose qu’à checker l’heure d’un concert.
Mais clairement, le bouche-à-oreille version WhatsApp n’a pas fait trembler les murs de l’Élysée.

Un désenchantement total
Avec le temps, Patrick Sébastien a compris que ses messages restaient lettre morte. Il confie sobrement avoir arrêté d’envoyer des textos au président, tout simplement parce qu’il ne croyait plus en l’utilité de cette proximité. Selon lui, ceux “qui subissent” n’ont jamais vraiment de relais chez “ceux qui décident”. La prise de conscience a été brutale, mais sans grosse surprise. Comme quand on attend un rebondissement de fou dans Koh Lanta, et qu’en fait… rien ne se passe.
Un tournant encore plus marqué s’est produit après un événement personnel qui l’a beaucoup affecté.
Le SMS de la rupture en janvier 2022
C’est en janvier 2022 que Patrick Sébastien envoie ce qui deviendra son dernier message au président de la République. En pleine nuit, il écrit à Emmanuel Macron pour l’alerter sur son état de santé. Il soupçonne des effets secondaires liés aux injections contre le Covid-19 et raconte souffrir alors de prédiabète, de prostatite et même d’un cancer du rein.
Ce message, loin d’être un caprice, se veut un signal d’alarme porté par quelqu’un qui voit autour de lui “de plus en plus de cas” similaires. Un témoignage à chaud, qui pousse à s’interroger.
Macron lui a bien répondu, mais la réponse n’a clairement pas suffi à l’apaiser. Selon les dires de Sébastien, elle a surtout sonné creux. Ça sentait plus le copier-coller administratif qu’une vraie écoute. Du coup, Patrick a fait ce que font beaucoup quand une relation part en sucette : il a coupé court, bloqué, et passé à autre chose.
Aujourd’hui, plus question pour lui de jouer les relais ou les médiateurs. Son avis est clair : “ceux qui décident” vivent en vase clos, imperméables aux vraies préoccupations. Une rupture qui en dit long sur le fossé grandissant entre le pouvoir et ceux qui essaient encore d’y croire un peu.
