Valeria Bruni Tedeschi parle de Thierry Ravel dans Paris Match.

Addiction de son ex décédé : comment Valeria Bruni Tedeschi a survécu au chaos

Valeria Bruni Tedeschi a brisé le silence. Dans une interview bouleversante accordée à Paris Match, la réalisatrice évoque pour la première fois en détail sa relation amoureuse avec Thierry Ravel, son compagnon du début des années 90, victime d’une overdose. Une plongée intime dans le passé, entre douleur, culpabilité et espoir brisé.

Un amour ravagé par la dépendance

Les années 90 : c’était l’époque des débuts artistiques de Valeria, mais aussi celle d’un amour tourmenté avec Thierry Ravel. Ils se sont rencontrés à l’école des Amandiers, lieu mythique de formation d’acteurs à Paris, que la comédienne a d’ailleurs recréé à l’écran dans son film Les Amandiers en 2022. À l’époque, Valeria était jeune, amoureuse et pleine d’idéaux, mais rapidement, le couple a été rattrapé par les ténèbres de l’addiction.

Car Thierry était héroïnomane. Et malgré ses sentiments profonds, Valeria a progressivement sombré… pas dans la dépendance elle-même, mais dans ce qu’elle appelle une “co-dépendance”. Elle vivait au rythme des crises, des silences, du manque. Parfois, la peur était si forte qu’elle espérait que tout s’arrête. Y compris lui. Cruel, mais humain… Et tristement réaliste.

Valeria Bruni Tedeschi garde un souvenir amer de son histoire avec Thierry Ravel.

Une souffrance partagée, même 30 ans plus tard

Dans cette confession rare, Valeria n’est pas seule à évoquer le traumatisme. Karine Silla, également ancienne compagne de Thierry, parle elle aussi de cette souffrance persistante. « On se sent coupables de vivre alors que l’autre meurt », confie-t-elle dans un écho glaçant. Comme si le drame avait mis leur bonheur entre parenthèses.

Trente ans après, ni l’une ni l’autre n’oublient. La mort plane toujours, en arrière-plan, silencieuse mais tenace. Elles évoquent cette culpabilité impossible à effacer, ce sentiment d’impuissance face à un engrenage destructeur. Et même si les années sont passées, la plaie n’est jamais complètement refermée.

Valeria, co-addicte malgré elle

Dans un témoignage brut, sans artifices, Valeria explique qu’elle aurait pu tomber à son tour. Elle aurait pu suivre Thierry et s’enfoncer avec lui. Mais non. “Je n’ai pas un comportement addictif”, affirme-t-elle avec lucidité. “Je suis, en revanche, une co-addicte”. Elle n’a jamais succombé à la substance, mais elle l’a vécue par procuration, plongée dans l’univers désespéré de celui qu’elle aimait.

Ce qu’elle garde de cette histoire ? Un mélange amer de tendresse et de regrets. Dans Paris Match, Valeria confesse : “Je pense qu’on aurait pu le sauver”. Une phrase qui dit tout. Une phrase qui serre le cœur.

Pour les fans de la Star Academy ou même de Secret Story, on est clairement loin du quotidien des prime et des buzz joyeux. Mais ce genre de témoignage nous rappelle que les figures publiques vivent des histoires d’amour ou de douleur aussi intenses que n’importe qui. Et parfois, elles les transforment en art, comme Valeria avec Les Amandiers.

 

Un film devenu, on le comprend maintenant, bien plus qu’un simple projet de cinéma : une catharsis.

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