Julien Clerc s’est confié dimanche 17 août 2025 dans « Sept à Huit » sur un drame intime qui l’a profondément marqué : la perte de son frère Gérard Leclerc, disparu dans un crash d’avion en 2023. Une interview rare et bouleversante, où le chanteur revient sur cette journée terrible, son deuil silencieux et un hommage musical chargé d’émotion.
Un accident tragique qui bouleverse une tournée
Le 17 août 2023, Gérard Leclerc, journaliste et grand frère adoré de Julien Clerc, s’envole en avion privé vers La Baule. À 71 ans, Gérard est aux commandes. À ses côtés, deux passagères. Ils ne sont jamais arrivés. Ce jour-là, Julien Clerc devait monter sur scène pour un concert. Il apprend la nouvelle, anéanti, mais décide malgré tout de chanter. « Heureusement que j’avais ça », confie-t-il dans « Sept à Huit », avec une sincérité désarmante. « On m’a dit, quel courage vous avez eu. Mais pas du tout. Au contraire… »
Cette décision de chanter, Julien Clerc la qualifie de providence, comme si la scène l’avait aidé à rester debout. Pourtant, derrière les projecteurs, la douleur reste vive. À presque 78 ans, il admet porter son chagrin en silence. « Ça me revient par vagues », explique-t-il, sans détour. Comme un reflux de tristesse, sournois et intime.

Un hommage vibrant dans son album « Une vie »
Pour traverser ce deuil, le chanteur a choisi la musique. Dans son dernier album « Une vie » sorti en mai 2025, il glisse une chanson au titre chargé de symboles : « Saint-Nazaire ». Écrite par Paul Ecole, ce morceau rend un hommage délicat et pudique à Gérard Leclerc.
Ce n’est pas la première fois que Julien Clerc puise dans le personnel pour ses textes, mais cette chanson est particulièrement forte. On y sent le manque, la tendresse, et une admiration fraternelle profonde. Avec ses notes douces et ses mots choisis, « Saint-Nazaire » s’écoute comme un murmure nostalgique.
Gérard Leclerc, un frère solaire et mélomane
Julien Clerc évoque aussi qui était Gérard dans la vie. « Un homme ouvert, sociable, enthousiaste, passionné de musique« , dit-il avec émotion. Gérard ne manquait aucun concert de son frère, toujours prêt à donner son avis avec beaucoup de bienveillance. « Ça me touchait », glisse Julien. Un frère toujours là, un peu comme un fan familial, mais plus exigeant.
Une complicité qui n’a pas toujours été simple. Julien reconnaît une forme de pudeur entre eux, presque trop discrète. « Je regrette de ne pas avoir été plus à l’écoute », admet-il. Il évoque leur différence de caractère : lui l’intériorisé, Gérard l’extraverti. Un équilibre peut-être, mais aussi un léger décalage affectif.
Des regrets, il en reste. Et ce qui le bouleverse encore, c’est cette vague d’amour que Gérard suscitait autour de lui. « Je me rends compte depuis qu’il est parti que tout le monde l’aimait », lâche Julien. Une phrase simple, presque murmurée, mais lourde de sens.
Un lien familial aussi fort que discret, comme ceux qu’on voit parfois dans les histoires des candidats de Secret Story : beaucoup d’amour, peu de mots, et soudain des silences qui en disent long.
