Alexandra Rosenfeld, ex-Miss France et maman engagée, a révélé le 19 août 2025 être l’une des quatre femmes à avoir témoigné anonymement contre le chef Jean Imbert dans l’enquête choc du magazine ELLE. Derrière le pseudonyme Éléonore, c’était elle. Aujourd’hui, elle sort du silence et raconte.
Une relation toxique où tout a basculé
C’était il y a plus de dix ans. À cette époque, Alexandra Rosenfeld vivait une relation amoureuse avec Jean Imbert, devenu depuis star des fourneaux et des plateaux télé. Elle l’aimait. Mais cet amour a viré au cauchemar. Un jour, elle raconte avoir reçu un coup de tête de sa part, assez violent pour lui fracturer le nez. Mais ce n’est pas cet acte brutal qui l’a le plus marquée.
Ce qu’elle dénonce aujourd’hui, c’est surtout une emprise psychologique, une spirale de rabaissations et d’humiliations constantes qu’elle subissait au quotidien. À l’époque, elle n’avait pas conscience de vivre une relation toxique. Elle pensait que le problème venait d’elle, comme si elle n’était jamais assez bien, jamais à la hauteur.
Elle explique que la sortie de cette relation ne s’est pas faite en un claquement de doigts. Bien au contraire. Elle est restée enfermée dans cette spirale par amour et par détresse, jusqu’au jour où Jean Imbert s’est tourné vers une autre femme. C’est là, dit-elle, qu’elle a trouvé la force de partir.
Quand Alexandra parle, on l’invalide
Après leur rupture, Alexandra a essayé d’en parler… mais on l’a prise pour une ex jalouse. Résultat : elle s’est tue. Elle a pris ses distances, tenté de se reconstruire seule et de pardonner, à elle-même comme à lui. Pendant toutes ces années, elle n’a pas porté plainte. Il n’y a eu ni enquête judiciaire ni procès. Pourtant, elle confie conserver les radios de sa blessure et affirme que d’autres personnes étaient présentes le jour du coup de tête.
Ce silence, elle l’a gardé pendant longtemps, jusqu’à ce que la vague des témoignages anonymes sur Jean Imbert émerge dans les colonnes d’ELLE, en avril 2025. Elle a été approchée par la rédaction, elle a accepté de parler, mais sous le surnom d’Éléonore. Protection ou prudence ? Un peu des deux probablement.

Le malaise d’un message inattendu
Début 2025, juste avant la sortie de l’enquête, Jean Imbert revient vers elle. Il l’invite, avec sa famille, à découvrir son nouveau restaurant à Disneyland. Surprise d’abord touchée par ce geste qu’elle pense plein de bonnes intentions, elle réalise rapidement qu’il s’agit peut-être d’une opération de contrôle : selon elle, le chef cherchait à savoir ce qu’elle allait dire aux journalistes.
Alexandra va même plus loin. D’après elle, Jean Imbert aurait contacté plusieurs de ses ex-compagnes sous couverture de bienveillance, alors qu’en réalité, il s’intéressait surtout à ce qui risquait de sortir dans l’enquête ELLE. Une tentative de devancer la tempête… mais un peu cramée, non ?
Un témoignage pour les autres
Aujourd’hui maman de deux filles et en couple avec le journaliste Hugo Clément (vous savez, celui qui fait pleurer les loutres sur France 5), Alexandra ne veut plus se taire. Son objectif n’est pas de nuire, encore moins de chercher une revanche. Elle veut simplement porter la voix de celles qui, comme elle, ont subi en silence.
Elle insiste sur le fait que le pseudonyme Éléonore ne remet en rien en cause la véracité de son témoignage. Elle réfute aussi les réponses que Jean Imbert aurait données à son sujet : selon elle, elles sont fausses, et des témoins peuvent confirmer ses propos.
En brisant le silence, Alexandra Rosenfeld envoie un message fort, à la fois intime et universel. Ses mots, postés sur Instagram le 19 août, résonnent encore : « Je ne suis pas Éléonore, je suis Alexandra et maintenant je parle. »
Rappelons que Jean Imbert demeure présumé innocent des faits évoqués.
