Léa Salamé a sur imposer son style dès sa première rencontre avec Laurent Ruquier.

Première rencontre tendue avec Ruquier : comment Léa Salamé a imposé son style dès le départ

Elle s’apprête à reprendre les rênes du 20h de France 2 et son nom est sur toutes les lèvres. Léa Salamé, qu’on connaît aujourd’hui comme l’une des voix les plus fortes du paysage politique télévisé, n’a cependant pas toujours été auréolée de succès. Petit retour sur ses débuts (déjà bien punchy) et son ascension express dans un univers pas toujours très doux avec les femmes ambitieuses.

Un entretien qui a tout changé pour Léa Salamé

C’est en 2014 que tout démarre vraiment pour Léa Salamé. À l’époque, Laurent Ruquier cherche une nouvelle chroniqueuse pour rejoindre l’équipe de On n’est pas couché. Et devinez quoi ? C’est Léa qui passe le casting. Mais attention, pas n’importe comment. Selon Ruquier lui-même, l’entretien a vite tourné à l’interrogatoire inversé. Il raconte qu’au lieu de répondre à ses questions pendant une heure, c’est elle qui a pris les commandes et l’a bombardé de questions jamais posées auparavant. Résultat : totalement déstabilisé et bluffé.

“Moi qui suis plutôt un taiseux, elle a réussi à me faire parler de plein de choses très rapidement”, a confié Laurent Ruquier, encore un peu choqué du culot de la journaliste. Ce que lui voyait comme une simple rencontre pro s’est transformé en coup de cœur professionnel. “En un seul rendez-vous, elle m’avait convaincu.” Et c’est comme ça que Léa a intégré cette émission mythique du samedi soir.

Deux saisons plus tard, la voilà déjà en solo, prête à voler de ses propres ailes.

Une bosseuse qui crève l’écran

À peine a-t-elle mis un pied dans le game qu’on capte tout de suite qu’elle n’est pas là pour faire de la figuration. Jean-Jérôme Bertolus, un ancien collègue journaliste à I-Télé, se souvient d’elle comme d’une passionnée et d’une vraie pro qui aimait profondément son métier. “Elle était meilleure à l’antenne que les autres, avant tout parce qu’elle aimait ça.” Il ajoute qu’elle avait une présence dingue, du genre à capter l’attention sans même forcer. Bref, elle dégageait déjà une aura de star, alors qu’elle n’avait encore rien conquis. C’est pépite, non ?

Mais attention, on est loin de l’image de la journaliste ultra lisse. Ses anciens collègues racontent aussi des anecdotes croustillantes. Une d’elles se souvient notamment qu’elle pouvait parfois parler d’elle à la troisième personne, tout en plaisantant qu’elle était “quand même très au-dessus”. Un brin d’égocentrisme, mais toujours avec de l’autodérision. Comme quoi, même avec une confiance au top, elle garde les pieds sur terre.

Léa Salamé sait comment faire pour s'imposer.

Une place à se faire dans un monde d’hommes

Si elle en est là aujourd’hui, ce n’est pas un simple coup de bol ou une histoire de piston. Léa s’est battue. Dans un univers médiatique très masculin, elle a dû s’imposer, faire entendre sa voix et prouver qu’elle était là pour durer. Et honnêtement, elle a réussi ça crème. En mode ambitieuse assumée, elle a misé sur son talent, son sérieux et sa justesse pour grimper les échelons.

Dans un monde où les figures féminines restent minoritaires aux grandes heures d’écoute, elle détonne. Sa montée en puissance n’a rien d’un hasard : elle s’est taillé une place de choix à la force du micro.

Et maintenant, la voilà au JT de 20h, prête à ajouter une nouvelle ligne à son CV de queen du PAF. Un peu comme une gagnante de Star Academy version journaliste, qui ne lâche rien et qui finit par prendre le contrôle du prime.

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