François Cluzet n’a pas mâché ses mots sur les ondes de France Inter ! Invité de La Grande Matinale ce 28 août, l’acteur de 68 ans a réagi aux dernières confessions de Vincent Lindon… et autant vous dire qu’il n’a pas validé. Petit tour d’horizon de ce clash d’envergure entre mastodontes du ciné français.
François Cluzet recadre Vincent Lindon sur son rapport à l’âge
C’est une sortie de Vincent Lindon qui a mis le feu aux poudres. L’acteur des Misérables s’était récemment confié sur son mal-être en voyant son corps changer à l’écran, allant jusqu’à affirmer qu’il ne « supportait plus » son apparence. Une introspection qui a visiblement fait bondir François Cluzet. Très cash au micro de France Inter, il a balayé ces propos d’un revers de main, dénonçant une posture qu’il juge nombriliste.
Pour Cluzet, pas de place à l’ego mal placé. Il a expliqué avoir été élevé avec cette idée de rester « semblable aux autres », sous-entendu : les coups de blues sur son image, très peu pour lui. Sa critique est limpide : nombre d’acteurs se perdraient selon lui à force de scruter leur reflet. “Il faut se méfier de ceux qui tombent amoureux d’eux-mêmes”, balance-t-il, tout en ciblant ouvertement son confrère Vincent Lindon.
Mais attendez, ce n’était que l’échauffement…
Un carton bien emballé pour Fabrice Luchini
Dans la foulée, François Cluzet a décidé de vider encore un peu plus son sac. Et c’est Fabrice Luchini qui a pris cher. Pour lui, l’ex-juré du Grand Oral de France 2 incarne une forme de prétention XXL dans le paysage cinématographique français. “D’une prétention hors normes”, lâche l’acteur d’Intouchables, sans pour autant nier le succès de Luchini, qui continue de « remplir les salles ».
Une nuance ? Oui, mais elle n’atténue en rien sa pique. Son message est clair : on peut cartonner au box-office et rester insupportablement imbu de soi-même. Luchini, apparemment, coche les deux cases.
François Cluzet ne joue pas la carte de la diplomatie
Dans ce grand déballage, Cluzet assume pleinement son franc-parler. Pas question de jouer à la star sympa qui la boucle pour préserver les copinages. Pour lui, le métier est rempli d’égos qui gonflent avec la reconnaissance. Et franchement, ça ne passe pas crème. Il le dit sans détour : beaucoup de carrières se sont écroulées à cause de cette obsession de soi-même. Il appelle carrément à “chasser l’ego”, rien que ça.
Cette vision sans filtre de la profession, on la retrouve aussi chez d’autres pointures comme Alban Lenoir ou Gilles Lellouche, qui préfèrent garder les pieds sur terre… tout en restant ultra bankables. Comme quoi, l’humilité dans le ciné, c’est encore possible !

Un discours qui casse les codes
Ce qui est sûr, c’est que cette prise de parole ne va pas laisser tout le monde indifférent. Dans un milieu où le paraître et les egos démesurés sont monnaie courante, François Cluzet ose aller à contre-courant. Il ne se contente pas de dénoncer l’hypocrisie ambiante, il nomme, il dénonce et il assume. Et dans un monde où on fait souvent profil bas pour garder sa place, ça, c’est pépite.
Ce petit clash classe les deux comédiens dans des camps bien distincts, un peu comme les deux équipes en guerre dans la saison de Koh Lanta Le Feu Sacré :
- D’un côté les introspectifs tourmentés
- De l’autre les terre-à-terre qui avancent sans s’écouter parler
À chacun son style, mais une chose est sûre… la guerre des anciens est déclarée.
