C’est très dure pour les cinémas : Disney privilégie le streaming à cause du coronavirus !

En sortant Mulan directement sur Disney+ en septembre, Disney a assuré que c’était un cas unique. Mais visiblement, l’entreprise a décidé de changer son fusil d’épaule.

Et si c’était la fin du tel que nous le connaissons ? On ne pensait pas écrire ces lignes il y a encore quelques mois, mais force est de constater que le a impacté bien plus que ce que nous pensions le secteur du septième art.

La réalisatrice de Wonder Woman, Patty Jenkins, expliquait récemment qu’elle s’inquiétait de voir la population mondiale perdre l’habitude de se rendre dans une salle de cinéma à l’avenir – le jour où l’épidémie sera derrière nous. Et il nous est difficile de lui donner tort. En France, les salles ont pu rouvrir leurs portes en juin, mais le box-office est globalement désastreux, à peine boosté par la sortie de Tenet de Christopher Nolan en août. Mais en moyenne, ce sont 60 à 70% de téléspectateurs en moins par rapport à 2019, un score catastrophiques pour les exploitants.

La sortie de Mulan sur met en colère les exploitants !

Durant le confinement, les cinémas étaient logiquement fermés. Quelques semaines après la fin du confinement, ils ont enfin pu accueillir à nouveau le public… qui n’a pas été au rendez-vous. Les exploitants attendaient donc avec impatience la sortie de gros films pour faire venir en masse le public. Mais ils ont été déçus en constatant que toutes les grosses productions américaines ont vu leur date de sortie être décalée. Black Widow, Tenet, Wonder Woman 1984… Seul le film de Christopher Nolan a trouvé le chemin des salles de cinéma pour un joli succès en salles, mais des scores décevants (et logiques) dans le monde.

Quant à Mulan, le film devait à l’origine sortir en mars, avant d’être reporté en juillet. Et finalement, Disney a décidé de le sortir sur sa plateforme Disney+, contre la somme de 30 dollars. Un choix fort, mais finalement payant puisque le succès a été au rendez-vous. En quelques jours, le film aurait rapporté à Disney 270 millions de dollars. Et cette somme va directement dans la poche de l’entreprise qui officie en tant que productrice et distributrice. Elle n’a donc pas à partager ses gains avec les exploitants de salles. Mais ces derniers ont fait savoir leur colère, eux qui attendaient avec impatience la sortie du film qui aurait sans doute connu un joli succès en salles. Au moment des faits, Disney a tenté de rassurer les fans et le exploitants : il s’agit d’un cas unique bien réfléchi.

Face aux pertes, Disney se tourne vers sa plateforme

Mais les semaines passent et le coronavirus fait toujours rage dans le monde entier. De ce fait, Disney fait face à de spectaculaires pertes d’argent. Du côté du cinéma, l’entreprise a perdu des millions rien qu’avec la non-sortie de Mulan, puisque la promotion battait déjà son plein. Mais ce n’est pas tout, les parcs à thème du Studio sont aussi désertés par les touristes, pour ceux qui ont la chance d’être ouverts ! La stratégie Disney+ qui a porté ses fruits avec Mulan s’impose donc pour le géant américain !

On apprenait en effet il y a peu que Soul, le prochain film Pixar (généralement synonyme de succès en salle) ne sortira pas sur grand écran, mais sur petit, grâce à Disney+. Une nouvelle fois, les exploitants de salles ont fait savoir leur « choc » et leur « consternation » face à cette nouvelle qui les prive une nouvelle fois d’un gros film. D’un point de vue économique, on peut comprendre Disney.

Une stratégie qui vise à gagner des millions

En effet, le précédent film Pixar, En Avant, est sorti juste avant le confinement, et a vu sa sortie salle être poursuivie deux mois plus tard. Et les chiffres sont très mauvais. Seuls 127 millions de dollars ont été récoltés à travers le monde, et Disney doit en partager une bonne partie avec les exploitants. L’entreprise n’est donc pas rentrée dans ses frais et ne veut pas réitérer l’expérience avec Soul. C’est pourquoi le film ne sera pas disponible au cinéma et cela ne nous étonnerait pas désormais que d’autres productions soient par la suite privée de sortie en salles.

Une chose est sure, tant que l’épidémie de coronavirus sera toujours aussi féroce, et tant qu’aucun vaccin ne viendra nous apporter une belle lueur d’espoir, les salles de cinéma continueront de souffrir et certaines pourraient malheureusement ne pas s’en relever. 

 

 

 


Jennifer Labracuol

Jennifer Labracuol

Je suis particulièrement intéressée par l'actualité people et politique, deux sujets pourtant diamétralement opposés ! Je partage donc mon avis régulièrement dans mes articles.