“Ce doit être un avant et un après”

MADRID, 26 mars (EUROPA PRESS) –

Le cabinet du “président en charge” autoproclamé du Venezuela, Juan Guaidó, a une fois de plus appelé à la mobilisation des Forces armées nationales bolivariennes (FANB) contre le gouvernement de Nicolás Maduro, à la suite de l’accusation du président vénézuélien aux États-Unis pour “narcoterrorisme”.

La réaction de l’équipe Guaidó est venue de la bouche de Julio Borges, le “ministre” du “président en charge” des relations extérieures, qui a demandé à la FANB “d’écouter attentivement ce message” des États-Unis.

“Il faut que ce soit un avant et un après pour que le Venezuela décent, qui est majoritaire, ait le droit de progresser dans la liberté et la dignité”, a-t-il déclaré à l’institution armée dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Borges a souligné l’importance de l’accusation criminelle américaine contre Maduro, soulignant que “ce n’est pas une sanction”, mais plutôt “une enquête de dix ans, avec des preuves, des documents, des faits”. “C’est une équation simple: Maduro est égal au trafic de drogue; Maduro est égal au crime organisé”, a-t-il condamné.

Pour Borges, “le lien de Maduro avec le crime organisé et les FARC” explique “la pauvreté, la destruction et l’impossibilité de faire face à des tragédies comme celles qui se vivent aujourd’hui” au Venezuela. “Cela corrobore la lutte de nombreux Vénézuéliens qui ont passé des années à dénoncer le narco-État au Venezuela”, a-t-il affirmé.

Le département américain de la Justice a annoncé jeudi l’imputation de poursuites pénales contre Maduro et 14 autres “Chavistas”, dont le président de l’Assemblée constituante, Diosdado Cabello; le vice-président économique, Tareck El Aissami; et le ministre de la Défense, Vladimir Padrino; pour “narcoterrorisme”.

La justice américaine soutient que pendant des années, Maduro a dirigé un véritable cartel de responsables “chavistes” qui se sont alliés aux FARC et maintenant avec leur dissidence pour obtenir de la cocaïne de Colombie et la distribuer du Venezuela pour “inonder” les États-Unis de drogue.

Selon le procureur général, William Barr, Maduro a donné une protection politique et militaire à la guérilla disparue et lui a fourni des armes pour lutter contre l’État colombien en échange d’être son fournisseur de drogue.

Les États-Unis ont offert une récompense pouvant aller jusqu’à 15 millions de dollars pour toute information permettant d’arrêter et / ou de poursuivre Maduro et 10 millions de dollars supplémentaires pour Cabello ou El Aissami.

Les États-Unis ont imposé de nombreuses sanctions contre Maduro et de hauts responsables vénézuéliens, dont Cabello et El Aissami, pour trafic de drogue, corruption et violations des droits de l’homme, mais les accusations pénales représentent un bond qualitatif dans leur offensive pour obtenir des élections “libres” dans le Nation des Caraïbes.

Washington est le principal partisan de Juan Guaidó dans la communauté internationale, qu’il reconnaît comme “président en charge” du Venezuela. Guaidó, qui a pris ses fonctions en janvier 2019, a promis d’expulser Maduro de Miraflores pour ouvrir la voie à une transition démocratique.