Vacances scolaires : le mois de février pourrait favoriser la propagation du coronavirus, mars et avril devraient être difficiles

Il suffit de lire l’article de Midi Libre notamment pour découvrir une explication concernant une question assez simple que les Français pourraient se poser : pourquoi les vacances de février pourraient-elles favoriser la prolifération de la Covid-19 ? Le Premier ministre et le président de la République ne font plus l’unanimité en France notamment auprès des spécialistes, et même des épidémiologistes. Si vous suivez les chaînes d’informations, vous pourrez constater que certains médecins sont contre l’idée de laisser les citoyens se déplacer pendant les vacances scolaires sans opter pour quelques restrictions.

Les vacances scolaires seront rythmées par les variants

Les inquiétudes sont nombreuses par rapport aux variants qui sont en France et la version anglaise semble être préoccupante pour les experts. En effet, elle est beaucoup plus contagieuse que la Covid-19 « classique » que nous pouvons croiser depuis le mois de mars 2020. Santé Publique France a même partagé une étude concernant la propagation du virus anglais et les résultats montrent que la propagation est disparate entre les régions. Nous apprenons que 20 % des échantillons sont identifiés en Occitanie, mais les experts ont moins de 5 % en Normandie.

  • Le coronavirus pourrait alors se propager beaucoup plus facilement pendant les vacances scolaires.
  • En octobre dernier, les Français avaient pu partir en vacances, mais lors de leur retour, le gouvernement avait décidé de confiner tout le monde.
  • Ce scénario pourrait-il se produire après février 2021 ? La réponse est difficile à apporter puisque les chiffres sont partagés au fil des jours.
  • Apparemment, les vacances de Noël n’auraient pas engendré une situation catastrophique, certains auraient pensé que le contexte aurait été beaucoup plus problématique.

Avec cette différence entre les régions, certains pensent que les vacanciers pourraient finalement transporter le variant anglais plus aisément dans des zones qui sont moins impactées actuellement. Jean Castex et Emmanuel Macron n’ont pas instauré une limite de déplacement de 100 km, car ils pensent que les déplacements ne peuvent pas aggraver la situation puisque la Covid-19 est finalement partout.

Une épidémiologiste contactée par France Info tire la sonnette d’alarme puisque Catherine Hill précise que le Premier ministre a tendance à se tromper avec cette information. Elle précise que « ce n’est pas parce que le virus circule partout qu’il y a moins de risques à se déplacer ».

Une baisse des contacts d’un côté et une hausse de l’autre

Avec la dernière étude de l’Institut Pasteur, nous apprenons que les lieux les plus problématiques pour la contamination concernent les repas de famille ou entre amis. Par conséquent, le cercle proche peut être la cible d’une propagation plus complexe. Avec les vacances scolaires de février, les interactions sont plus faibles notamment dans le cadre professionnel. Les écoles sont fermées, les enfants restent alors à la maison, ce qui limite la propagation. Malheureusement, les vacances de février augmentent aussi les interactions dans le cercle familial et celui avec les amis.

Cela pourrait alors favoriser la propagation de la Covid-19 d’ici la fin du mois de février alors que le variant anglais pourrait être majoritaire dans les prochaines semaines en France. Le professeur Rémi Salomon qui a pu se confier à France Info tire lui aussi la sonnette d’alarme en précisant que les mesures prises actuellement ne sont clairement pas suffisantes, car le variant anglais va prendre le monopole dans les prochains jours. Nous comprenons alors que si Emmanuel Macron ne renforce pas les mesures, la situation pourrait devenir assez chaotique en France.

Dans tous les cas, le reconfinement n’a pas été pour l’instant validé pour les premières vacances de février dédiées à la zone A.

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